Septembre 2002, notre fils âgé de 4 mois est mis en garde chez une assistante maternelle agrée. Il y reste de 08h00 à 13h30 car je ne travail que le matin du lundi au vendredi. Fin Novembre, pour ses 7 mois il a eu sa visite chez son pédiatre, tout allait bien et était en très bonne santé, le pédiatre avait même noté dans son carnet de santé « examen parfait ».
Début décembre,je suis prévenu à mon travail, par les pompiers (se trouvant au domicile de la nourrice) que mon fils à fait un malaise, il me dit qu’il s’agit « d’une crise de tétanie et qu’il est inconscient ». Je me précipite donc (j’étais en voiture) complètement paniqué au domicile de la nourrice. Sur place il y avait déjà le Samu Pédiatrique d’Urgence, et il m’attendait pour partir directement à l’Hôpital Necker pour passer un Scanner. Notre fils semblait dormir, mais en fait il était dans un état de choc comateux. Je tiens à préciser qu’à ce moment là nous ne savions toujours pas ce qui c’était passé réellement et quel en était la gravité. J’ai même « consolé » la nourrice, car pour moi c’était pas grave et il rentrait chez nous le soir, d’ailleurs en partant pour Necker je n’ai emmener que ses habits pour renter (pas de pyjamas).
A ce moment précis, sous le choc je ne savais pas ce qu’il en retournait. J’avais prévenu mon mari à son travail et aussitôt arrivé chez nous, nous sommes partis vers Necker. Toujours en contact téléphonique avec les Urgentistes, nous savions ou nous dirigé.
Arrivé à Necker, nous avons pu facilement le retrouver – Il était au service de neurochirurgie en soins intensifs. Nous avons tout de suite été encadré et soutenu par le Cadre du Service et les médecins sont venus nous parler. Là, les mots sont apparus brutalement à nos oreilles : « Votre enfant présente des symptômes neurologiques inquiétants – il a été violemment secoué » Ce diagnostique nous a laissé mon mari et moi dans un état de choc insurmontable.
Nous avons pu voir notre fils « éveillé » quelles minutes après ses explications. Le cauchemard ne faisait que commencé. En fait, notre enfant convulsait. Ils ont fait tous de suite le nécessaire (traitement anti-convulsif), mais 2 jour après, alors qu’il avait enfin ouvert les yeux et que nous croyons qu’il s’en sortirait, il a de nouveau convulsé et cette fois il l’ont mis sous comas artificielle, avec bien sur respirateur pour lui administrer un traitement long et lourd, le « pintotal »( pas sur de l’orthographe). Le traitement était seulement de 4/5 jours mais il a fallu à notre fils presque 2 semaines pour se réveiller. Tout cela s’est passé juste avant les fêtes de Noël.
Nous allions le voir tous les jours mais seulement l’après-midi. Pas le droit au viste le matin mais nous pouvions appelé jour et nuit.
Pendant ce temps, nous avions rencontré l’assistante sociale et la psychologue du service qui nous ont largement soutenu moralement. L’Hôpital a ouvert une procédure judiciaire et nous avons été contacté par la Brigade des Mineurs de notre circonscription, pour être mon mari et moi auditionner dans un premier tant, et nous avons ainsi pu porter plainte, moi contre la nourrice et mon mari contre X. La brigade des mineurs ne nous a jamais revu en auditions officielle, car nous il a été tout de suite prouvé que nous, les parents n’avions en aucun cas secoué notre fils, et tout le monde était très gentil et compréhensif avec nous. D’ailleurs dans notre conscience, nous n’avions rien à nous reprocher. Notre fils a toujours été un bébé très facile à vivre qui ne pleurait jamais sans raison réelle. Il a fait ses nuits à 2 mois, mangeait très bien, et s’adaptait partout ou l’on l’emmenait. Bref un vrai bonheur, pour ce premier enfant. Nous savons que nous avons beaucoup de chance.
Il est sorti des soins intensif fin décembre 2002, pour partir vers l’Hôpital de St Maurice, spécialisé dans la réadaptation. Dans notre malheur, nous avons la chance que ce soit juste à côté de chez nous. Là ou nous avons de chance aussi, est que notre fils a toujours été un grand bébé bien constitué, et nous sommes a peu près sur et les médecins aussi que c’est une grand part de chance pour sa survie.
Notre petit garçon est toujours suivi à l'origine par l'Hôpital Necker à la base.
Mais chaque jour il est emmener et ramener par ambulance à l'Hôpital National de St Maurice (94), C'est un hôpital spécialisé dans la rééducation. et la réadaptation des enfants victimes d'accident en tout genre. Tous sont passés avant par Necker.
Après l'hospitalisation de notre fils en décembre 2002 il a donc été admis dans ce centre pour lui permettre par la Kinésithérapie et la Psychomotricité de pourvoir reprendre des forces et réapprendre tout ce qui avait été perdu, c'est à dire tout.
Maxime après ce choc terrible et son comas a eu comme une second naissance... Il ne bougeait plus normalement et ne tenait plus sa tête. Donc tout un apprentissage de longue alaine. Il était dans cet hôpital tous les jours de la semaine et nous avions le droit de le reprendre avec nous le week-end si sa santé le permettait.
Il a pu revenir en permanence à la maison, c'est à dire en "hôpital de jour" après Pâques 2003. C'est depuis une joie de l'avoir à la maison.
Je tiens à préciser que c'est un soulagement et une grande satisfaction de le voir évoluer dans un environnement adapté au petits enfants. L'hôpital à un service pour les petits et le personnel est constitué d'un pédiatre, d'une infirmière, d'éducatrices (pour les activités) et de personnels divers chargé de s'occuper des enfants pour les changer, les nourrir...etc.
Ce sont vraiment des gens formidables et notre fils s'y sent très bien. Il est aussi content de partir de la maison que d'y revenir (ça rassure).
L'Hôpital de St Maurice nous donne entière satisfaction et nous donne la possibilité d'être aussi toujours à notre écoute que ce soit positif ou négatif. Je suis suivi personnellement par une psychologue qui fait parti de l'Hôpital et qui est toujours là quand j'en ai besoin, pour m'écouter.
L'hôpital Necker avait aussi dans le service Neurochirurgie ou était notre fils en premier et au service Neurologie ou il a été pendant 1 mois (entre févier et Mars 2003) suite à des complications de santé, une psychologue qui était toujours là pour les parents. Je dois avouer que sans ses personnes j'aurais eu du mal à faire face seule. Les assistantes sociales (d'abord Necker et ensuite St Maurice) ont été aussi d'un grand soutien et d'une grande vivacité pour nous aider.
J'ai la chance aussi d'avoir un mari plus costaud moralement que moi, qui me remonte vite le moral et une famille proche et présente. J'ai été obligée d'arrêter de travailler, pour être totalement disponible pour notre enfant.
Nous vivons un peu au jour le jour, car nous ne savons pas quel sera l'avenir pour notre fils et si d'autres séquelles apparaîtront. En tout cas la vie de tous les jours est un combat permanent pour essayer de vivre "normalement".
Une chose est sûr, notre fils n'ira pas à l'école pour ses 3 ans comme tous les enfants de son âge...
une maman…