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Prescription

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Les droits d'un enfant bafoués

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Le signalement de la maltraitance

Le signalement de la maltraitance (2)

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Le scandale qui bouleverse la Russie

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Quand un spécialiste justifie la pédophilie

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SYNDROME BEBE SECOUE

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Qu’est ce que le syndrome du bébé secoué ?

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Mémoire du Docteur MIREAU neurochirurgien

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Prévenir le syndrome du bébé secoué

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Etats-Unis:

Ca se passe près de chez vous : des filles incestueuses aux mères aliénantes.

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Sydrôme d'aliénation parentale

La réalité du syndrome d'aliénation parentale

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Vérités sur le syndrome d’aliénation parentale

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LIVRES

Place et rôle de l'hôpital dans la prise en charge des enfants maltraités

Les dossiers X

Interview semi structurée par étapes successives

La mondialisation de l'industrie du sexe

 

 

 


Qu’est ce que le syndrome du bébé secoué ?

Le syndrome du bébé secoué est une pathologie qui survient lorsqu’un nourrisson ou un jeune enfant est secoué, d’une manière si violente qu’un observateur non averti ne peut que la constater.

Le syndrome du bébé secoué, avec ou sans traumatisme par impact, est une forme de mauvais traitements causant des lésions cérébrales, oculaires et quelques fois des fractures associées.

Dans 2/3 des situations, il s'agit de " négligence " c'est à dire que le gardien de l'enfant ne supporte plus les pleurs du nourrisson et va le secouer VIOLEMENT.
Les secousses sont violentes, durent entre 5 et 20 s.

Enfants concernés

Le syndrome du bébé secoué peut survenir à n’importe quel âge mais on le remarque surtout chez les enfants de moins d’un an, entre 4 et 7 mois. Il a été constaté que les garçons sont plus touchés par ce phénomène.
Beaucoup d’enfants sont gardés soit dans la famille soit chez une assistance maternelle.

Facteurs de risques:prématurité, gemellité, ...


Conséquences médicales

Lésions cérébrales ( hématomes sous dural ), séquelles graves ( hémiplégies, troubles d'apprentissage, troubles psychomoteurs, cécité,... )


Signes et symptômes


Les nourrissons qui ont été secoués peuvent présenter différents symptômes, allant de l’irritabilité ou de la léthargie aux vomissements, aux convulsions ou à une perte de conscience accompagnée d’un arrêt de la respiration ou d’un décès. Il peut être associé un bombement de la fontanelle antérieure faisant évoquer une méningite. Il est à noter aussi une accélération isolée et progressive de la croissance du périmètre crânien.

Une présentation clinique plus insidieuse est reconnue : il s’agit de nourrissons consultant pour des symptômes mineurs dans un tableau clinique peu important. Cela peut être un changement de comportement, des pleurs plus fréquents, des vomissements, des coliques, des difficultés alimentaires. L’examen neurologique est le plus souvent normal mais il doit être soigneux.

Bien que l’absence de signes externes de maltraitance ne permet pas d’exclure le diagnostic, il est important de les rechercher par un examen clinique systématique.


Lésions

· Hémorragies rétiniennes

Les enfants victimes du SBS peuvent présenter des hémorragies rétiniennes bilatérales ou unilatérales, parfois associé d’un œdème papillaire. Il est à noter que ces hémorragies observées dans un cas de syndrome de bébé secoué sont massives et diffuses alors que dans le cas d’un traumatisme crânien accidentel extrêmement violent, elles sont souvent de petite taille et unique.

· Lésions osseuses

On peut trouver associées des fractures des os longs, des côtes et du crâne.


· Lésions intra crâniennes

Les lésions détectées sot les suivantes : hémorragies extra-cérébrales ( hématomes sous duraux ), hémorragies cérébrales, œdème cérébral.


Soins et services

Lors de l’arrivée de ces enfants aux services médicaux concernés et selon le degré de l’état clinique général, des moyens de détection des lésions sont mis en place selon un protocole établi par l’équipe soignante :

- T.D.M. cérébrale sans injection de produit de contraste qui comporte cependant des limites ; une T.D.M. avec injection peut être proposée
- Echographie transfontanellaire pour le suivi de l’évolution des lésions cérébrales
- IRM cérébrale qui présente un grand intérêt dans le diagnostic des lésions cérébrales mais dont l’utilisation est moindre en phase aiguë
- Fonds d’œil réalisé par un ophtalmologiste pour un diagnostic d’hémorragies rétiniennes

L’évolution est liée à la gravité de l’état clinique du nourrisson. Il existe des facteurs aggravants selon l’âge.

Les effets des lésions neurologiques chez les survivants peuvent tarder à se manifester. Certains accusent un déficit neurologique visuel ou d’autres troubles de santé ou de comportement ( hyperactivité ).

Il est probable que certains enfants secoués aient besoin de services spéciaux tout au long de leur vie. Notamment des soins de santé mentale et/ou psychologique, des séances d’orthophonie, de psychomotricité, d’éducation spécialisée. D’autres services pourraient être requis comme les services sociaux, juridiques.

Il est donc important que ces services aient une connaissance du syndrome.



Facteurs déclenchant

les pleurs du nourrissons sont le facteur déclenchant du secouement de l'enfant. La fréquence de vibrations des cordes vocales est de 400 à 500 hz avec des pointes pouvant aller jusqu'à 5000hz! provoquant une réaction de stress parfois importante chez le donneur de soins.

Environnement socio-économique



Les études ne sont pas suffisantes à l’heure actuelle pour déterminer avec précision les facteurs déclenchant selon un type d’environnement socio-économique donné. Cependant , il est à noter que l’isolement social, la violence familiale, les difficultés financières, la méconnaissance du développement de l’enfant peuvent être des paramètres favorisant un climat de violence.


Les maltraitants


D’après les cas cliniques enregistrés, le maltraitant est souvent un homme ( père, beau-père, concubin, mari du gardien d’enfant ). Les pleurs de l’enfant peuvent exaspérer ou épuiser causant une réaction violente de secouement. D’autres situations peuvent également déclencher un acte de maltraitance : maladies psychiatriques, toxicomanie, alcoolisme, absence de soutien familial , jeune âge des parents, antécédents de maltraitance.
Dans 50% des situations , l'auteur est l'assistante maternelle.


Prise en charge du phénomène


L’évaluation

Il est important de mettre en place un système de collecte de données médicales afin de proposer les soins les mieux adaptés. Les informations pourront être centralisées et communiquées à la demande des praticiens en charge de ces enfants.

Recherche et étude

Un réseau doit être mis en place afin que les informations collectées soient transmises à une commission de recherche.
Des études pourraient être menées sur l’environnement socio-économique, sur les circonstances du secouement afin que les actions de prévention soient cohérente avec la situation constatée.


La prévention

La prévention doit passer par des campagnes de sensibilisation auprès des parents et futurs parents ainsi que les gardiens d’enfants institutionnalisés ou non. Une diffusion d’affiches et de brochures dans les lieux d’accueils d’enfant semble le mieux adaptée. Une mention dans le carnet de santé est un moyen intéressant d’alerter les parents sur un acte entraînant leur enfant dans un parcours parfois dramatique.

Les personnes en difficulté relationnelle avec leur enfant ou en situation de stress avec leur nouveau-né doivent pouvoir s’adresser à une cellule d’écoute et de soutien.

La formation des professionnels


Les professionnels de la santé et les étudiants en santé doivent recevoir une formation sur le syndrome du bébé secoué. Il faut concevoir un programme d’apprentissage et de perfectionnement des compétences en vue de dépister et traiter ce syndrome.



L’application de la loi et de la justice


Le signalement par le corps médical après constat des lésions et symptômes liés au syndrome du bébé secoué, devra se faire après concertation pluridisciplinaire ( médecins, assistante sociale, services sociaux,… )

Signalement administratif : ce signalement se fait auprès du Président du Conseil Général qui nécessite par la suite la réalisation d’une enquête approfondie. Au terme de celle-ci, le chef de circonscription décide des différentes mesures qui peuvent être prises ( suivi social ou médico-social, aide contractualisée, signalement judiciaire )

Signalement judiciaire : ce signalement est adressé au Procureur de la République et un double est adressé aux autorités administratives. Il donne lieu à une enquête auprès des services de gendarmerie ou de police. Après cette phase d’enquête, le Procureur apprécie l’opportunité des poursuites.








 

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